Restreindre les délices amoureux à une simple pénétration est non seulement une erreur, mais aussi un profond gâchis. En effet, l'immense majorité des érotomanes s'accorde à penser que le coït est l'aboutissement d'un processus. Et non pas une fin en soi.

Le Kâma Sûtra chante les louanges et la gloire, à juste titre, des préliminaires. Bien maîtrisés par un couple, régulièrement revisités, améliorés par la pratique, ceux-ci offrent des possibilités quasiment illimitées d'accroître le désir, et donc le plaisir de la jouissance.

Avant d'aborder ces apéritifs amoureux, il est nécessaire que l'homme réapprenne à connaître le corps de la femme. Et inversement. Savoir quelles parties d'une anatomie sont sensibles, et jusqu'à quel degré. Redécouvrir les zones lesplus connues, celle que l'on croit dominer, mais aussi celles auxquelles on ne songe même pas, par manque de pratique ou par pudeur mal placée…
 
D'où vient l'expression « prendre son pied » ?

Selon Pierre Guiraud et son Dictionnaire Erotique, le pied désignerait la part de butin que des voleurs se partagent après un larcin. Dans les jeux amoureux, la femme a bien le droit de recevoir son dû… tout comme la prostituée qui, en lieu et place de jouissance, préfère les écus sonnants et trébuchants !

A noter que cette expression n'est pas apparentée à celle qui dit : « avoir les pieds en bouquets de violettes ». Dans ce dernier cas, cela induit l'idée que les orteils s'écartent au moment de la jouissance finale…
 
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